10 Sep 2026 | Actualités

Ibrahima Baldé : « Je viens apporter ma touche personnelle »

Ibrahima Baldé, le nouvel attaquant des Merlus, prêté par Rodez, a été présenté aux médias hier midi à l’Espace FCL. Entretien.

Ibrahima, pouvez-vous vous présenter pour les supporters qui ne vous connaissent pas forcément ?
Je m’appelle Ibrahima Baldé, j’ai 23 ans et je suis attaquant. J’étais auparavant joueur de Rodez et je suis arrivé la semaine dernière au FC Lorient.

Comment se sont passées les négociations avec Lorient ?
Il y avait eu quelques contacts et des prises d’informations, peut-être un mois auparavant. Ensuite, ça s’est vraiment accéléré dans les derniers jours et les dernières heures du mercato.

Comment avez-vous vécu cette période et ce dénouement au dernier moment ?
J’ai essayé de rester concentré parce que c’est forcément une période un peu compliquée, psychologiquement et mentalement, surtout lorsque les championnats reprennent. Il faut rester focus sur ses performances. J’ai donc essayé de ne pas trop y penser, même si je gardais forcément un œil sur ce qui se passait. Je voulais surtout rester concentré sur mes performances, parce que si j’étais bon sur le terrain, ça ne pouvait qu’accélérer les choses si je souhaitais éventuellement partir.

La Ligue 1 représentait-elle un véritable objectif pour vous ?
Ce n’était pas forcément la Ligue 1 qui était l’objectif, mais je voulais clairement connaître une évolution sportive. En France, quand tu es en Ligue 2, le niveau au-dessus, c’est forcément la Ligue 1.

Avez-vous été sollicité par d’autres clubs lors de ce mercato ?
Il y a eu quelques intérêts, mais rien de vraiment concret. C’est Lorient qui est arrivé avec le meilleur projet et qui a montré le plus d’intérêt. J’accorde beaucoup d’importance à ça : il faut aller là où on te veut. Le projet qui m’a le plus parlé, c’était le FCL. C’est un projet de jeu qui correspondait le plus à ma manière de voir le football. Dès que les discussions se sont accélérées, le choix a donc été assez vite fait.

Ressentez-vous une pression particulière car vous étiez attendu ?
Non, je n’ai pas de pression particulière. J’ai vu que j’étais attendu et je le sens, mais c’est le football, c’est comme ça. Il faut s’adapter. Je suis un attaquant avec des qualités différentes de celles des attaquants passés précédemment au club. On a tous nos propres qualités. Je viens essayer de m’adapter au collectif et au projet de jeu de l’équipe, tout en apportant ma touche personnelle et mon football.

Quelles sont vos qualités ?
Mes qualités, ce sont mes déplacements, la prise de profondeur, mon jeu dos au but et ma finition.


Quel a été le discours du club à votre égard ?
On m’a dit qu’on allait essayer de me donner une place importante dans l’effectif. On ne m’a jamais dit que j’allais être titulaire. Je pense que ça doit se mériter. Il faut faire ce qu’il faut pour jouer titulaire à chaque match. Même si on te dit que tu auras une place importante, si tu n’es pas performant, au final tu peux te retrouver sur le banc. On peut te garantir une place importante dans l’effectif, mais pas du temps de jeu.

Comment se sont passées vos premières minutes avec Lorient à Lens ?
Franchement, ça va. Ça s’est bien passé, avec en plus la victoire au bout.Tu sens une différence avec la Ligue 2. Il y a une meilleure qualité technique. C’est différent, avec davantage de temps de possession et une intensité qui reste importante, mais c’est peut-être un peu plus posé. Dans les derniers mètres, il faut être plus précis et plus tranchant.

Comment avez-vous vécu cette dernière semaine, nerveusement ?
C’est vrai qu’émotionnellement, j’aurais pu être un peu chamboulé par ce transfert de dernière minute, puis par l’enchaînement de la semaine et le match. Il y a eu beaucoup d’émotions différentes. J’essaie de bien gérer tout ça et de digérer les choses petit à petit pour rester concentré sur le match de samedi face à Toulouse.

La présence de Noah Cadiou, votre ancien coéquipier à Rodez, a-t-elle pu jouer dans votre décision ?
On a discuté un peu avant que j’arrive. C’est sûr que lorsque tu arrives dans un club et que tu as déjà un ami sur place, ça facilite ton intégration et ton adaptation. Ce n’est pas un facteur déterminant, parce que chacun a sa carrière. Tu ne vas pas construire ta carrière en fonction de tes potes. Mais oui, ça a quand même un petit peu joué et je suis forcément content de le retrouver.

La saison passée de Noah, est-ce une trajectoire qui vous inspire ?
Noah, ce n’est même pas seulement sa trajectoire de la saison dernière qui force le respect. Depuis qu’il a commencé le football, vous le connaissez : il a commencé en bas et, petit à petit, il a gravi les échelons. Il n’a rien lâché. Aujourd’hui, il n’y a rien à dire. Tout le monde l’a vu et tout le monde sait quel joueur il est. C’est un super joueur, mais aussi un super mec. Forcément, ça force le respect. C’est sûr que tout le monde aimerait faire une saison comme celle qu’il a réalisé la saison dernière en Ligue 1.

Quelles sont vos premières impressions, ici, à Lorient ?
Ça se passe bien. Franchement, j’ai été bien intégré. Il y a une bonne ambiance dans le groupe et beaucoup de qualité sur le terrain. C’est une très bonne semaine.

Pour votre première saison en Ligue 1, vous êtes-vous fixé un objectif de buts ?
Non, je ne me suis pas fixé de nombre de buts. Ni un minimum ni un maximum. Chaque week-end, quand je rentre sur le terrain, je me dis qu’il faut essayer d’être décisif et d’aider l’équipe à gagner, que ce soit en marquant ou en faisant une passe décisive.


Vous avez commencé la saison très fort avec Rodez. Comment l’expliquez-vous ?
Comme je le disais tout à l’heure, j’ai essayé de rester concentré sur les matches que j’avais avec Rodez. Déjà par respect, puisque j’étais encore sous contrat avec le club. Et puis pour moi-même. Comme je l’ai dit, si ça ne s’était pas aussi bien passé en début de saison, peut-être que je ne serais pas ici aujourd’hui.

Avez-vous franchi un cap par rapport à vos premières années professionnelles ?
Oui, c’est sûr. Le peu de temps de jeu et les quelques minutes que j’avais eues avec Lens, c’était il y a quatre ou cinq ans. Entre-temps, j’ai changé et j’ai mûri, aussi bien en tant que joueur qu’en tant qu’homme. J’ai eu mes expériences, que ce soit en Ligue 2, à Annecy ou à Rodez, ou même lorsque je suis revenu à Lens et que j’ai été blessé pendant une saison. Mentalement, ça forge. Je suis un joueur qui a changé.

Avez-vous un joueur qui vous inspire au quotidien ?
Une idole, c’est plutôt quand tu es jeune. Mais quand j’étais plus jeune, j’aimais bien Luis Suarez et Karim Benzema. J’essayais de prendre un peu chez les deux, parce que ce sont deux styles de jeu très différents. Je prenais certaines choses chez l’un, d’autres chez l’autre, pour essayer d’allier tout ça. Aujourd’hui, les attaquants que j’aime beaucoup sont Julián Álvarez et Gabriel Jesus.

Qu’est-ce qui vous plaît chez eux ?
C’est l’impact qu’ils ont dans le jeu de leur équipe. Ils ne se contentent pas de marquer des buts. Ils participent au jeu et, techniquement, ce sont de très bons joueurs. Et devant le but, ils sont cliniques. Quand les deux sont en forme, c’est très efficace.

Aimez-vous participer au jeu et décrocher ?
Pas autant qu’eux, je pense. Moi aussi, j’ai cet aspect de joueur capable de fixer les défenseurs, de caler les ballons et de jouer dos au but. Mais j’aime aussi participer au jeu, que ce soit avec des déviations ou des remises. C’est important pour ma confiance personnelle, mais aussi pour toucher le ballon et rester dans le match. Parfois, il faut aussi savoir ne pas toucher le ballon pendant trente minutes, mais quand tu as une occasion, il faut la mettre au fond.

Identifiez-vous un secteur dans lequel vous devez particulièrement progresser ?
Pas un secteur en particulier. Je me dis simplement qu’il faut que je m’améliore sur tous les aspects du jeu d’un attaquant pour devenir le plus complet possible. Ce que je faisais en Ligue 2, il faut maintenant que je le fasse plus vite et mieux. Je dois être plus rapide et plus précis dans mes choix, parce que ça va forcément plus vite en Ligue 1.

Le fait de jouer désormais seul en pointe, comment envisagez-vous votre adaptation à ce système ?
Ça ne me dérange pas. Je n’ai pas de préférence particulière à ce niveau-là. Surtout que dans le système dans lequel on joue, tu restes quand même connecté avec les joueurs autour de toi. Les deux joueurs offensifs derrière toi sont assez proches, donc il y a toujours cette connexion. Ce n’est pas comme si tu étais isolé tout seul. Franchement, je n’ai pas de contrainte par rapport à ça.

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