30 Jan 2026 | Actualités

Jean-Victor Makengo : “C’est un groupe qui vit très bien et qui aime jouer ensemble”

Jean-Victor Makengo monte en puissance ces dernières semaines. Titulaire lors des six dernières rencontres de Ligue 1 McDonald’s et buteur lors des deux derniers matchs (Rennes et Monaco), le milieu de terrain s’affirme comme un élément important du dispositif d’Olivier Pantaloni. Décisif et placé au cœur du système offensif lorientais, Jean-Victor Makengo souhaite confirmer ce samedi face au FC Nantes.

Jean-Victor, tu viens d’inscrire deux buts consécutifs face à Rennes et Monaco. Tu es enfin récompensé…
Oui, forcément. On bosse avec le staff depuis un moment et, personnellement, j’ai beaucoup travaillé. Aujourd’hui, voir que ça paie, c’est une vraie satisfaction.

Tu enchaînes aussi six titularisations consécutives en championnat. Tu as du rythme et tu deviens un élément important du onze. Une satisfaction ?
J’essaie de prendre les choses simplement : un entraînement à la fois, un match à la fois. Je me donne à fond comme d’habitude et j’essaie de progresser en permanence, d’apporter quelque chose en plus dans mes semaines d’entraînement et dans mes matchs.

Tu sens que tu montes en puissance ?
Oui, clairement. Le fait d’enchaîner fait beaucoup de bien. Je me sens de mieux en mieux physiquement et mentalement. Et surtout, il y a le collectif : avant tout, c’est l’équipe qui tourne très bien, et ça aide tout le monde.

Retrouver l’efficacité devant le but, ça doit aussi te soulager. La saison dernière, tu avais beaucoup d’occasions sans forcément conclure

Exactement. Je disais souvent que j’avais besoin d’un but un peu “moche” pour me lancer (rires). Celui contre Monaco m’a fait du bien, puis j’ai enchaîné avec un deuxième face à Rennes. J’espère continuer comme ça. Ça fait du bien au moral et ça récompense le travail.

Contre Rennes, tu marques très tôt en ouvrant parfaitement ton pied gauche. Qu’est-ce qui te passe par la tête à ce moment-là ?
C’était un moment magique, surtout devant les supporters. L’échauffement avait été compliqué : j’avais pris un coup, il faisait froid et le terrain était assez gras. J’avais remarqué que le gardien était légèrement décalé, donc je n’ai pas réfléchi. C’était instinctif.

Tu évolues un peu plus haut sur le terrain, derrière l’attaquant. C’est un poste que tu apprécies ?
Oui, j’aime beaucoup jouer plus haut. On m’a toujours prêté des qualités pour ce poste. Le staff a joué un rôle important, avec beaucoup de patience et de confiance. Je suis reconnaissant, et j’essaie de ne pas me fixer de limites : si je peux aider l’équipe à ce poste là, je donne tout.

Être plus décisif, marquer, faire des passes décisives, c’est aussi quelque chose que tu recherches ?
Bien sûr. J’aime être dans les derniers gestes, percuter, avoir de la liberté. Ce poste peut offrir ça, selon les contextes de match, et c’est quelque chose que j’affectionne vraiment.

Ton but contre Rennes illustre aussi une confiance collective : vous tentez plus votre chance.
Oui, c’est clairement une confiance collective. C’est un groupe qui vit très bien et qui aime jouer ensemble. À l’entraînement comme en match, on est ultra compétitifs, on déteste perdre et on cherche toujours à s’améliorer, semaine après semaine.

On sent justement un groupe très compétitif et chambreur à l’entraînement.
Exactement. Il y a beaucoup de chambrages, de petites compétitions. Quand quelqu’un perd le matin, il se fait charrier ! Mais tout ça nous tire vers le haut. On profite aussi de ces moments, parce qu’ils sont importants.

Vous êtes sur une belle série, mais il y a des matchs importants à venir contre des concurrents directs. Comment aborder cette période ?

Ce sont souvent des matchs encore plus difficiles. Contre les grosses équipes, la motivation vient naturellement. Là, il faut rester très concentrés, bien préparés, ajouter encore des ingrédients. Si on se relâche, on peut être surpris, et c’est ce qu’on veut éviter.

Tu vois cette période comme un tournant de la saison ?
Je parlerais plutôt de continuité. La saison est un marathon. C’est un moment important pour continuer à prendre des points et surfer sur cette confiance.

Contre Nantes, une équipe en difficulté, l’approche est différente ?
C’est un match compliqué. Sur le papier, on se dit qu’on doit gagner, mais en face c’est une équipe qui a absolument besoin de points. Nous aussi. Il faudra mettre de l’intensité dès le début, même si nos supporters vont nous manquer.

On sent aussi une équipe plus calme dans les moments faibles.
Oui, on gère mieux ces moments-là. En Ligue 1, il n’y a que de grosses équipes. Il y aura toujours des temps forts et des temps faibles. L’important, c’est de rester soudés, de faire le dos rond, et d’y croire ensemble.

La communication semble très forte dans le vestiaire.
Elle l’est. On passe énormément de temps ensemble, parfois plus qu’avec nos familles. Ça crée des liens forts, et on continue à les entretenir.

Comment expliques-tu cette bonne ambiance ?
Le staff joue un rôle important, évidemment. Mais les joueurs aussi ont pris conscience de certaines choses. On a tous pris nos responsabilités, et aujourd’hui ça fonctionne.

Sur le plan personnel, retrouver la confiance du coach et enchaîner les matchs, c’est plus agréable ?
Forcément. Mais j’essaie de garder la même mentalité : analyser chaque semaine, garder ce qui a bien fonctionné, améliorer le reste, et essayer de faire mieux que la semaine précédente.

Un mot sur Bamba Dieng, qui retrouve aussi le goût du terrain et du sens du but.
Je suis très content pour lui. Je connais ce genre de période difficile. C’est un super joueur et un super gars. Il nous apporte énormément, et j’espère vraiment qu’il va continuer comme ça.

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