12 Fév 2026 | Actualités

Théo Le Bris, un piston qui a fait sa mue

De véritable couteau suisse à titulaire indiscutable. Théo Le Bris a ces dernières semaines fait sa mue. Considéré par beaucoup comme un joueur polyvalent capable d’évoluer à différents postes (milieu de terrain, latéral voire ailier), le pur produit lorientais s’est installé définitivement au poste de piston.

Titulaire cette saison à quinze reprises sur le flanc droit de la formation lorientaise, il progresse et fait ses preuves. Entretien avec Théo Le Bris avant la réception d’Angers.

Théo, tu occupes aujourd’hui le poste de piston. Un rôle devenu majeur dans le football moderne. Quel est ton regard sur cela et te considères-tu véritablement installé à ce poste ?

J’avais occupé ce poste il y a deux ans. Sur le moment, ça ne m’avait pas vraiment convenu et je n’avais pas été performant.

Quand je suis revenu cet été (après six mois en prêt à l’EA Guingamp), le staff m’a fait comprendre que ce poste était une véritable option pour moi.

A l’entraînement j’ai travaillé dans cette position, puis je suis entré en jeu au Vélodrome. Au fil du temps, j’ai pris le rythme et surtout la confiance. Et finalement, j’ai découvert un poste qui me correspond totalement.

J’arrive à exprimer mes qualités de vitesse et, offensivement comme défensivement, je me retrouve exposé à beaucoup de situations en un-contre-un, ce que j’aime beaucoup. C’est un rôle hybride qui me plaît : défendre, attaquer, faire les allers-retours. C’est un vrai mix.

Il faut de grosses qualités physiques, de la profondeur, de la verticalité. Si les pistons n’apportent pas ça, l’équipe peut vite devenir stérile. Et défensivement, il faut être très lucide dans le placement. C’est exigeant, mais je me sens vraiment capable de répéter les efforts.

Le fait d’avoir enfin un poste fixe, ça change quoi ?

L’année dernière, j’étais arrivé à un stade où je ne pouvais plus continuer comme ça. Quand tu joues partout, tu ne joues nulle part. Je n’étais pas performant.

Je n’ai pas exigé un poste précis, mais j’ai demandé de la continuité. Aujourd’hui, je l’ai. Ce n’est pas un hasard si je suis redevenu performant.

C’est un soulagement. À un moment, tu te demandes si tu vas rester un “couteau suisse” toute ta carrière. Cette année, mon objectif était aussi de trouver ma place. Et aujourd’hui, c’est chose faite.

Tu prends de plus en plus de risques en un contre un. C’est une consigne du staff ?

Oui, le coach et le staff demandent aux pistons de ne pas être dans le calcul. Bien sûr, il y a une base tactique selon l’adversaire, mais mentalement, on doit faire mal à notre vis-à-vis. Le staff nous laisse une grande liberté. À nous d’avoir la confiance pour tenter le plus de choses possibles.

Le fait d’évoluer un cran plus haut et d’être plus décisif, ça te plaît ?

Aujourd’hui, dans le football les stats sont importantes. À ce poste, on peut se retrouver dans la surface, fermer au deuxième poteau, centrer, apporter du danger.

Je sais que je dois être décisif. J’essaie d’amener ça à chaque match. Je pense que je peux encore progresser dans ce domaine, être plus présent et plus dangereux, mais c’est déjà positif.

Tu sens que tu as pris confiance en enchaînant les matchs ?

Pour moi il n’y a pas de secret : pour être performant, il faut du rythme. Au début, j’étais fiable défensivement, mais offensivement c’était un peu léger.

Avec l’enchaînement des matchs, la confiance est venue. J’ai commencé à être décisif, et je me suis libéré. Maintenant, il n’y a plus de calcul dans mon jeu, que ce soit offensivement ou défensivement.

De l’autre côté, il y a Arsène, très porté vers l’avant. C’est un exemple pour toi ?
Complètement. Il a peut-être des qualités athlétiques encore plus explosives, et surtout il joue à ce poste depuis longtemps. Je m’inspire de lui, mais aussi de Darlin, de Panos aussi. Ce sont des joueurs capables d’apporter constamment.

Si je veux franchir un palier, ça passera par cette capacité à répéter les efforts et à faire encore plus la différence.

As-tu des modèles à ce poste ?
En France, je pense que Lens est une référence. Aguilar et Udol sur les côtés sont très décisifs et capables de répéter les efforts. Ce sont des joueurs que j’observe beaucoup. J’essaie de m’inspirer de ce qui se fait de mieux à l’échelle française.

Après la défaite à Brest, qu’est-ce qui s’est dit dans le vestiaire ?
Il y avait beaucoup de frustration. Perdre un derby, ce n’est jamais agréable, surtout quand on est formé au club. On sait ce que ça représente pour les supporters.

Il y avait aussi la frustration de voir la série s’arrêter (12 matchs sans défaite). Mais on savait que ça ne durerait pas éternellement.

Il ne faut surtout pas commencer à douter. On doit être fiers de ce qu’on a fait et repartir dès dimanche contre Angers, à domicile, pour lancer une nouvelle série.

On peut s’attendre à une fin de saison excitante avec plusieurs objectifs pour le club
Oui, c’est excitant. La série de matchs qui arrive va nous positionner : soit vers le haut, soit un peu plus bas.

Il y a aussi la Coupe, un objectif important pour le club, surtout avec les 100 ans. On a vraiment à cœur d’aller le plus loin possible dans cette Coupe de France.

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